Accueil > Les auteurs > Kader Rabia
Comme l’abeille… Qui sait danser avec les papillons Mais revient chanter avec ses sœurs Fais un pas vers toi même Tu te sentiras cohérent Comme le chameau… Qui boit au milieu des autres espèces Mais prend toujours son temps Fais un pas vers toi même Tu te sentiras consistant Comme le bélier… Que dans le plat accompagne les brebis Mais n’oublie jamais (...)
Tout en gelant ses activités, le RCD a tenu à fêter son vingtième anniversaire. Un peu par tradition et beaucoup pour signifier que la structure est toujours debout. Nous y étions. Initialement pour répondre à l’invitation d’amis militants de base et en même temps pour signifier notre approbation- une fois n’est pas coutume- de l’attitude prise par ce parti (...)
Malika Mokeddem nous revient avec « Je dois tout à ton oubli ». Un livre où il est une fois de plus question de mémoire. Un texte, qui même différent par rapport à l’ensemble de son œuvre, vient nous rappeler une certitude chez cette auteure : l’écriture n’est rien en dehors de l’expérience qui la fait naitre. Elle est l’illustration d’une démarche à travers des (...)
Ouf ! Cette année, le mois sacré des musulmans a ramené moins d’attentats. Les Algériens ont enfin eu l’occasion de s’empiffrer goulument, prier abondamment, dormir tranquillement et, amande sur le kalballouz, ils ont enfin de quoi se cultiver : Un ministre de la Culture plus que jamais au cœur de la marche islamisante, Alger projetée capitale de la culture (...)
Le dernier livre de Salwa Al Neimy ne se décrit pas. Il se lit et nous le recommandons. En tant que femme réellement libérée (ce qui est rare chez les Arabes), elle s’est penchée corps et âme sur la question du sexe et de l’érotisme d’après les textes arabes anciens (Elle annonce dans l’émission « Des mots de Minuit » l’avoir fait presque innocemment et qu’aborder (...)
Le véhicule s’arrêta sur la place du village au moment où le soleil sembla régner sur l’âme des êtres encore en vie. Le claquement de la portière fit sursauter les corps somnolants, isolés ou en groupe, autour de la place. Des corps allongés à même le sol, comme agrippés à un étrange morceau d’univers qu’il ne faut pas déranger. Les occupants de ces lieux font à peine (...)
En quoi est-ce raisonnable d’attendre dix ans pour évoquer Matoub ? C’est une manière de donner sa chance à l’oubli. C’est mettre la poésie sur une liste d’attente. C’est voir nos enfants grandir sans les accompagner. C’est ternir un peu sans le savoir la blancheur de la neige. C’est dire à Kenza qu’il n’y aura pas d’étoiles quand le jour décline. C’est (...)
Vous êtes en face d’un foisonnement de couleurs à la fois disparates et entremêlées. En face d’un panorama sinueux et filandreux ; un magma de vagues et de hiéroglyphes prêt à déborder du tableau. Par quel moyen aborder ces mille et une nuances ? Inutile de chercher un appui à l’hésitation. Le pas et les sens trébuchent devant les couleurs fétiches de l’artiste. (...)
C’est quoi au juste le secret d’un tableau ? C’est rencontrer subitement les couleurs fanées des vieilles poteries de l’Atlas. Humer les senteurs lointaines restées intactes malgré le voyage inconfortable. Mettre le doigt et l’œil sur les traits de la Joconde sans la perturber. Découvrir le désordre des choses amorti par les touches asymétriques du pinceau. (...)
Encore une longueur de retard par rapport à la vitesse de ta réflexion. Cela fait quelques jours que tu n’es plus parmi nous. Tu es parti. Tu m’excuseras l’ami, je ne partage pas ton génie, celui qui emplit d’aise l’homme de plume à écrire à la volée, plus précisément, d’intervenir dans la foulée. Chose sublime, ta désinvolture jouait des tours à l’imprévisible, à (...)