Au revoir facebook

Vous voyez tous ces jeunes qui quittent désespérément la Kabylie comme une fumée qui abandonne un feu éteint ou comme une âme qui déserte le corps d’un vieux sénile ; ils ne fuient pas Djelfa, ils fuient la Kabylie. Cet univers kabyle putride, stérile et âpre, cette Kabylie sauvage qui répond à coups de griffes aux caresses du progrès et de la modernité. Je les comprends, ceux qui mettent les voiles. Moi aussi, il ne me tardera pas de prendre ma valise. Quand on ne peut pas changer une société, on change de société, le poète a toujours raison, sauf quand il est sale, toxico ivrogne et bat sa femme.

« – Nous avons essayé de changer les choses ! » S’exclament les sots.
– Qu’avez-vous fait ?
– Nous avons marché !
– Depuis le temps que vous marchez, vous n’êtes toujours pas arrivés à bon port. Avez-vous suivi l’étoile du berger ? Il me semble que non. Je sais, vous avez suivi l’étoile du mouton.
– Que voulez-vous dire ?
– Notez bien que pour arriver à quelque chose, il faut qu’il y ait un objectif. Et des stratégies. À court et à long terme. Avez-vous entendu ne serait-ce qu’une seule et unique fois le mot « stratégie » dans la bouche de vos maîtres à penser ? Je m’en doutais… Écoutez-les parler. Comparez leurs différents discours. Ils ne sont cohérents que dans leur incohérence. Vos maudits politiciens n’ont qu’une seule cause : vivre de la cause. Collecte de dons, collecte de cons. Un verre de whisky à la main, entourés de femmes, dans un restaurant prestigieux de Paris, ils vous appellent à réhabiliter les valeurs archaïques n tadart. Et vous applaudissez. Oui, vous êtes des cons.

Vous refusez d’ouvrir les yeux. Moi, je ne suis pas chirurgien pour vous ôter les paupières.

Merci infiniment à ceux qui me soutiennent. Je sais que vous n’êtes pas beaucoup, mais je préfère être soutenu par une poignée d’hommes et femmes dignes, que par un amas de déchets humains dont la seule utilité serait qu’ils soient recyclés en aliment pour bétails.

Sur ce, comme Renée Lévesque, je vous dis à la prochaine fois.

Au revoir facebook.

Djafar Khenane

 

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