Connaître l’islam, la charia et les hadiths

« Il y a deux manières d’ignorer les choses : la première, c’est de les ignorer ; la seconde, c’est de les ignorer et de croire qu’on les sait. La seconde est pire que la première. » Victor Hugo

« Toutes les religions sont intrinsèquement non-violentes, ce sont les hommes, de par leurs interprétations erronées, qui les pervertissent et les rendent dangereuses », a-t-on souvent entendu dire. Cette réflexion peut-elle s’appliquer à l’islam ?

Terroriser, inspirer la terreur est l’apparence la plus violente du combat psychologique et physique que l’islam livre depuis des siècles.

Tout ce qui est mentionné dans le Coran, les hadiths et la sunna restent fort ignorés des non-musulmans et mal connus par la majorité des musulmans qui ânonne les sourates, sans en saisir la signification.

Le phénomène islamiste qui fait irruption dans nos sociétés contemporaines, nous met en péril et concerne chaque individu. Aussi est-il bon d’informer, d’expliquer de commenter, en termes clairs, la signification réelle des sourates et versets.

Face à une réalité émanant d’un sujet aussi sensible et délicat, il est nécessaire de souligner que notre regard n’ambitionne pas de jeter gratuitement un infamant discrédit sur cette religion mais vise plutôt à poser un regard détaché et critique, qui se veut objectif, sur elle et sur ses interprétations. Ce qui est non seulement un droit dans toute démocratie (du point de vue du respect de la liberté d’expression), mais également un besoin. C’est un geste qui s’impose comme un devoir et une nécessité face à certaines contradictions apparentes qu’entretient cette croyance notamment sur le plan des libertés, de la perception du non-musulman, des rapports avec la critique, de l’apostasie, du statut de la personne, encore plus celui de la femme, du problème de la séparation entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, etc.

A un moment où le monde entier redécouvre avec effroi une facette de l’islam, où tous les continents sont frappés par les réalités séculaires de certaines de ses pratiques terrifiantes, où l’Occident se trouve confronté à une forte recrudescence des revendications identitaires et à la surenchère d’un « islam radical » de plus en plus virulent et sanglant, il serait grand temps d’épiloguer sans circonvolution et sans langue de bois sur des réalités rarement évoquées, par hypocrisie ou par naïveté, par peur ou par intérêt, des fondements idéologiques de cette croyance.

Attitude qui, sans mettre fin au phénomène de l’extrémisme islamique, permettrait tout au moins de comprendre les raisons de la singularité de ce fanatisme à un moment où toute réflexion libre et profonde sur l’islam encourt l’ignoble accusation d’intolérance antimusulmane. Même s’il reste tout de même vrai que, aujourd’hui plus qu’hier, dans cette époque contemporaine reconnue comme étant celle de la liberté d’expression, l’intimidation islamique , qui est parvenue à occasionner l’absence d’un réel débat de fond et à entraîné une autocensure jusque sur le sol occidental, nourrit des interdits qui rendent difficile la présentation, sous un jour plus clair, de la réalité historique et idéologique de l’islam. Ainsi, les appréhensions occidentales empêchent de poser un regard sincère sur l’authentique doctrine musulmane telle que prônée par ses textes sacrés, la vie et les recommandations de son prophète.

Nous essayons d’expliquer et comprendre les événements tragiques relatifs au terrorisme islamiste qui ensanglantent quasi-quotidiennement le monde.

Il faut avoir un regard sincère qui entraînerait une radicale remise en cause des véritables préceptes islamiques, tant ces derniers se situent à l’extrême opposé des conceptions non musulmanes de la société. Ainsi admettre de nos jours l’exacte nature de l’islam imposerait d’aboutir à une suite de conclusions absolument inassimilables et franchement impossibles à accepter dans les sociétés occidentales. Et il en résulterait une dialectique qui déborde largement les frontières convenables de la sphère idéologique du politiquement correct, de manière que des intellectuels contemporains et autres penseurs occidentaux conformistes préfèrent détourner le regard ou nier l’évidence de l’antinomie qui existe entre ces deux civilisations, pour faire preuve d’un angélisme et se laisser entraîner dans des rêveries cultivant les illusions d’un islam authentique qui serait pacifique et pacifiste, pouvant cohabiter sans gêne avec toute autre civilisation, sans qu’ils puissent avoir la franchise (et même le courage) de reconnaître que la culture musulmane est profondément enracinée dans une croyance totalement fruste et un système de pensée absolument différent.

Voici, par exemple, un extrait de texte tiré de Ma‘alim fi al-tarîq, publié en 1964 [1], de Sayyid Qutb dont les textes demeurent parmi les référents idéologiques les plus radicaux et les plus influents du monde islamiste contemporain : [2]

« Lorsque la sourate barâ’at fut révélée, elle fixa le verdict approprié à chaque catégorie d’impies : Il lui [Mahomet] fut enjoint de lutter contre ses ennemis parmi les gens du Livre [juifs et chrétiens] jusqu’à ce qu’ils s’acquittent du tribut ou qu’ils entrent en islam, de commander le djihad sans merci contre les mécréants et les hypocrites. Il mena le djihad contre les mécréants par le sabre et l’épée, et contre les hypocrites par l’argumentation et la voix. »

L’auteur rappelle la sourate 9, l’une de celles qui renferment les injonctions les plus violentes et les plus farouches contre les non-musulmans, appelée barâ’at « Le désaveu », connue aussi sous le nom de « Le repentir ». C’est, selon un hadith rapporté par le théologien et jurisconsulte Boukhârî al-Jou’fi [3], la dernière sourate, énoncée par Mahomet, vers 632 à Médine, alors au summum de sa carrière militaire et politique. C’est la seule qui ne contient pas à son début le bism allah [4], formulation méthodique de paix que certaines exégèses ont vu comme un emprunt de l’islam au christianisme. A travers cette absence, des légistes musulmans ont reconnu la réaffirmation de la suppression totale de toute compromission ou accord de trêve conclu, par le passé, entre Mahomet et les non-musulmans et l’expression de l’entière caducité de tout verset coranique antérieur qui irait dans le sens de l’affirmation d’une paix définitive avec ces derniers.

Nous espérons que la compréhension des textes musulmans permettront à ceux qui sont plongés dans cette religion de sortir de l’obscurantisme dans lequel ils se fourvoient.

Nous aimerions que ceux qui nous répètent à longueur de temps que « l’islam est une religion de paix », nous expliquent ce qu’ils entendent par là. Bien que nous restons persuadés qu’ils n’auront la paix que lorsque toute résistance à l’islam sera vaincue.

Geneviève Harland

P.-S.

Article mis en ligne en 2008. Logo illustrant cet article : tableau de Jean-Léon Gérôme, un marché d’esclaves.

Notes :
[1] Repères sur la piste
[2] Islamiste égyptien appartenant à la mouvance des Frères musulmans. Pendu sous la présidence de Gamal el Nasser le 26 août 1966.
[3] (810-870)
[4] (Au nom d’Allah)

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