Château de l’empereur à Alger

Cet extrait est tiré de l’ouvrage d’un auteur qui a visité l’Afrique du Nord, au XVIIIe siècle, avant la colonisation française. Nous avions publié plusieurs extraits que nous remettrons en ligne.

Le Château de l’empereur est avantageusement situé, et les Algériens pourraient l’avoir fortifié d’une manière beaucoup mieux entendue et qui leur aurait été d’une plus grande utilité. Il est à environ 900 toises de la place, dominait sur la plage qui borde la baie. Cette fortification est d’une figure assez irrégulière, très mal flanquée, sans fossés ni chemins couverts, pas même de palissades qui puissent empêcher d’aller pour ainsi dire frapper à la porte. Il ne leur est pas aujourd’hui d’un grand secours, car les feux sont entièrement plongeants du côté de la place et de la baie. Mais il découvre assez bien les avenues de terre, surtout à l’est. Le grand chemin taillé dans le roc sur lequel ce château est bâti passe auprès à une portée de pistolet, il lui est presque parallèle et creux d’environ deux toises. Et ce qui prouve encore mieux que ce château a été bâti sans combinaison, c’est qu’à deux portées de mousquet plus avant, sur le droit du même chemin, il y a une hauteur qui commande ce château. Une erreur populaire attribue ce château à l’empereur Charles-Quint. Ce prince y fit seulement dresser quelques batteries et quelques retranchements, qu’il n’eut même pas le temps de faire perfectionner ; on en voit encore quelques vestiges tout près du château sur le front qui regarde la place.

Jean-Michel Venture de Paradis in Alger au XVIIIe siècle, 1880

2 Comments on "Château de l’empereur à Alger"

  1. Pardonnez moi mon coté primaire balbynien, on m’a appris aussi que le premier siècle correspond de l’an zéro à 99. De cette hypothèse l’an 1880 est au 19éme siècle. J’ai vu la partie en italique que j’aurais dû disjoindre.
    Je sais que les Turcs et les Kabyles avaient signé un traité d’amitié (pax). Comme une suite qui se répète: on se soumet à ses amis musul_ments ou on se fait égorger. De notre oralité a quelque chose de formidable: le mot ouwdhey qui signifie traite en désignant le Dey turque ottoman d’Alger. Aujourd’hui, ouwdhey signifie le juif: un magnifique détournement. Je parierais que mot harki (une personne appartenant à un harka à l’origine) signifiant traite, en beaucoup d’internautes Kabyles, serait le juif dans un hexagone musulman et de son article premier.
    Mes aïeux savaient déjà qu’ils étaient indépendants en se battant contre le « colon » français qui ont pris possession de leur terre en plaine et aujourd’hui mes terres de montagne par des Kabyles « algériens » en sus.
    bob_ini qui a débuté l’école tardivement.

    PS: ma seule bibliothèque kabyle est mon oralité bien employée.

    a Bob, Je t’ai déjà répondu, mais tu persistes à ne pas comprendre que 1880 EST LA DATE DE PUBLICATION DU LIVRE ! Jean-Michel de Venture de Paradis est né le 8 mai 1739 à Marseille et mort le 16 mai 1799. C’est bien au XVIIIE siècle. J’avais mis en ligne, avant de fermer le site, une biographie de l’auteur, il faut que je la retrouve. G.H.

  2. XVIII siècle correspond aux années 1700 et non 188O qui est le XIX. Les Algériens sont les habitants d’un Etat qui n’existait pas encore au XVIII, mais les Algérois. Quoiqu’ à une toise près de datation de l’espace temps, où on se sent perdu à une portée de cimeterre de l’hégire. L’Etat Kabyle existait déjà et il mit dans l’oubli par ses descendants.

    Kabylement du XXI ème.

    A bob: Je sais nommer correctement les siècles en fonction des dates. On nous apprend ça en primaire, tout au moins dans les écoles parisiennes. Je cite le nom de l’auteur, le titre de l’ouvrage et la date de publication du livre. Venture du Paradis est né à Marseille le 8 mai 1739 et mort est mort en 1799, donc au XVIIIe siècle. Il aurait eu du mal à visiter Alger et autres contrées un siècle après sa mort. En ce qui concerne le terme Algérien il est cité par des auteurs du XVIIe siècle, donc écrits et publiés en 1600. Ainsi que par des auteurs du XVIIIe siècle donc écrits et publiés à partir de 1700. J’en possède quelques-uns. Les Algériens dont il est question dans ces ouvrages sont les Turcs. C’est juste un néologisme formé à partir du mot Alger. Je ne vais pas te faire une réponse plus longue que l’article pour te dire que l’appellation officielle « Algérie » a été plus tard décrétéE en 1839. D’ailleurs au XIXe siècle les Algériens dont parlent les auteurs sont les colons et non les autochtones. J’ai été la première à publier à peu près tout ce qui a été écrit sur les Kabylies d’antan pour prouver qu’elles étaient indépendantes.
    G.H.

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