Conflit arabo-israélien : Mensonges et manipulations

La liste de ces manipulations est tellement longue, que je pourrais passer toute la soirée à les énumérer. Et cette longue liste inclut bien entendu l’affaire al-Dura. Le 30 septembre 2000, la télévision française France 2 diffusa les images d’une scène de tirs à Gaza, montrant un enfant tentant en vain de se protéger derrière son père. Le caméraman palestinien Talal Abu-Rahmah affirma que l’enfant, Mohammed Al-Dura, fut tué par les balles israéliennes, une affirmation qui fut reprise par Charles Enderlin, qui n’était pas sur les lieux. Depuis, de nombreuses enquêtes ont prouvé qu’il s’agissait d’une mise en scène, et que Talal Abu-Rahmah a menti. Mais, là encore, le mal fut fait. Et quel mal. Ces images déclenchèrent une vague d’attaques antisémites dans le monde. Et lorsque les bourreaux de Daniel Pearl le décapitèrent devant les caméras, ils montrèrent les images de Mohammed Al-Dura pour bien faire comprendre qu’il s’agissait d’une vengeance.

Cette propagande ne se limite pas aux médias. Elle se fait également par le biais de l’ONU, où les Arabes jouissent d’une majorité automatique depuis les années 1960, et par le biais des ONG qui sont généreusement financées par l’Arabie saoudite.

Par exemple, l’ONG Human Rights Watch a récemment été prise la main dans le sac en train de recevoir des donations d’Arabie saoudite. Une soi-disant organisation des droits de l’homme financée par l’Arabie saoudite ! Il en va de même d’Amnesty International qui a récemment publié un rapport accusant Israël de priver les Palestiniens d’eau. Ce rapport est truffé de mensonges, mais les gens le prennent pour argent comptant. Israël est un leader mondial dans les technologies d’économies d’eau. C’est grâce à ces technologies que la consommation israélienne en eau a fortement diminué entre 1967 et 2006, alors que la consommation palestinienne, elle, a augmenté de 300% pendant cette même période.

Même chose à l’ONU. Depuis les années 1960, les Arabes disposent à l’ONU d’une majorité automatique. Comme l’avait dit Abba Eban à l’époque, si les pays arabes voulaient passer une résolution à l’Assemblée générale pour déclarer que la Terre est plate, ils auraient une majorité. C’est cette même majorité qui déclara en 1975 que le sionisme est une forme de racisme. Et c’est cette majorité qui élit au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies des pays comme la Chine, la Russie, et l’Arabie saoudite.

Le soi-disant Conseil de Droits de l’Homme passe son temps à condamner Israël, mais jamais il ne mentionne les véritables violations des droits de l’homme perpétrées par des pays comme l’Arabie saoudite ou la Chine. Et pour cause : ces pays siègent au Conseil des Droits de l’Homme. La Commission Goldstone est la suite logique de cet univers orwellien. Le même Conseil des droits de l’homme qui a mandaté la Commission Goldstone pour faire un rapport sur la guerre de Gaza, s’est refusé en mai 2009 à nommer une commission pour enquêter sur les crimes de guerre commis par le Gouvernement sri lankais contre les Tamils. L’ONU elle-même estime que plus de 7,000 civils Tamils ont été tués par les forces armées sri lankaises, que des centaines de milliers de Tamils ont été déportés et internés dans des camps, et que l’armée sri lankaise a volontairement visé des civils. Israël, qui a tout fait pour limiter les pertes civiles, est sur le banc des accusés pour avoir exercé son droit à la légitime défense. Mais le Sri Lanka, qui a écrasé un mouvement de libération nationale et a tout fait pour tuer le maximum de civils, a été félicité par l’ONU pour sa victoire. Et, bien entendu, vous n’avez jamais entendu l’ONU protester lorsque pendant huit années consécutives, le Hamas a bombardé de missiles les villes israéliennes mitoyennes de la Bande de Gaza en visant expressément des cibles civiles.

Afin de contrer la propagande arabe, il faut remettre les pendules à l’heure sur cinq sujets cruciaux :
Les véritables raisons de l’échec du processus de paix
La reconnaissance d’Israël comme État juif
La question des réfugiés
La question des minorités et des frontières
La question de Jérusalem.

à suivre…
Par Emmanuel Navon, professeur de sciences politiques à l’Université de Tel Aviv

par Albert Soued⋅ mercredi 20 janvier 2010

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