Exigences de l’écrit

À l’écrit, le langage courant comme le langage soutenu sont soumis à des exigences strictes.

La grammaire et la conjugaison doivent être d’une correction parfaite : l’auteur d’un texte écrit doit toujours le relire afin d’en corriger les fautes.

Par exemple, la manière dont est exprimée l’interrogation directe trahit le niveau de langage adopté.

En langage familier

On exprime souvent l’interrogation sans inverser le sujet, c’est-à-dire sans le placer après le verbe (Tu viens ? Tu vas ? Où tu vas ?).

En langage courant

On utilise soir la forme est-ce que… (Est-ce que tu viens ? Où est-ce que tu vas ? soit l’inversion du sujet (Viens-tu ? Où vas-tu ?)

Seule l’interrogation avec inversion, plus élégante, est recommandée.

En langage soutenu

Le vocabulaire ne doit pas comprendre d’expression ou de mots familiers ni de noms abrégés comme prof, dico, télé, catho qui sont familiers voire péjoratifs, les noms courants ou soutenus étant professeur, dictionnaire, télévision, catholique, qui ont aussi l’avantage d’être neutres de ne pas indiquer l’opinion de celui qui écrit.

L’écrit évite aussi les interjections. L’interjection constitue une des catégories grammaticales de la langue ; c’est un mot ou une locution utilisés pour traduire une émotion particulière de la personne qui s’exprime (étonnement, indignation, volonté d’attirer l’attention, etc.) : Oh ! Eh bien ! Hélas ! Oh la la !

Sauf volonté d’écrire de manière un peu familière (à un proche) on remplacera l’interjection par une phrase complète où le sentiment sera décrit à l’aide de noms, de verbes ou d’adjectifs : ainsi l’interjection Ouf ! pourra-t-elle être remplacée par des phrases comme, « je me suis détendu après l’examen », « j’avais le cœur plus léger », « quel soulagement », etc.

Les onomatopées ont encore moins leur place que les interjections. On appelle onomatopée un mot ayant pour origine l’imitation d’un son ainsi bzz ! qui rappelle le bruit d’un insecte qui vole, sert aussi à désigner ce bruit.

Il faut éviter les onomatopées pures. Ainsi écrira-t-on : « Il y a près de moi une bête qui bourdonne », et non « une bête qui fait bzz ! »

Ailleurs que dans un texte scientifique, on doit éviter les abréviations ; elles conduisent parfois à des confusions. (p.p. veut dire participe passé, participe présent, proposition principale ou proposition participiale ?), et dans tous les cas paraissent peu élégantes même si elles sont bien connues (m. pour mètre, min. pour minute, etc.)

Il vaut mieux également écrire les noms de nombres en toutes lettres (on peut néanmoins admettre que les nombres longs, supérieurs à un million soient écrits en chiffres).

Ainsi écrira-t-on deux heures et demie et non 2h30 ; trente kilos (en langage soutenu : trente kilogrammes) au lieu de 30 kg, etc.

Le cas des sigles est un peu différent. On peut admettre l’utilisation d’un sigle s’il est largement connu et remplace une appellation vraiment trop longue. Par exemple l’Organisation des Nations unies devient l’O.N.U., la Société des chemins de fers français est désignée sous le sigle de S.N.C.F. (les articles et prépositions n’apparaissent pas).

Attention : Certains sigles ne sont que l’abréviation des mots étrangers et n’ont pas leur place en français : U.S.A., qui signifie en anglais United States of America, doit être remplacé par États-Unis d’Amérique.

Merci de respecter notre travail.