Je suis Kabyle

Je vis en Kabylie, cette noble terre, terre d’Athéna et d’Anzar, j’assume avec magnificence ce contentement qui coulait dans mes veines. Cela remonte aux années rouges de la terreur orchestré par les ultra-conservateurs, au début des années 90, le jour où ils m’ont coupé le cordon ombilical. Je demeurerai ainsi…

Aujourd’hui, ils nous traitent d’étrangers, de Zouaves, de mangeurs du porc, de buveurs de liqueurs et de vin, de soumis, de gitans bulgares… de putains d’étrangers ! À qui la faute ?

L’erreur commise par nos pauvres aïeux est impardonnable ! Ce sont eux qui ont accepté de vivre lamentablement en se soumettant à l’étendard vert tyrannique des dévots et à leur baratin. Ils étaient naïfs, des candides peut-être. Grosso modo, ils se sont trompés.

Qu’est-ce qu’il reste à cette jeunesse aujourd’hui ?

À cette génération qui imite exagérément les erreurs des anciens ! Ils combattent sans artillerie intellectuelle, sans philosophie, sans pragmatisme, sans aucun esprit d’appartenance…

Mais non ! Nous avons la force suffisante pour nous tenir debout …

Nous devons ouvrir les yeux, si cette Kabylie nous doit un service pour la survie de tout un peuple, nous devons l’accomplir tous ensemble comme un peuple civilisé qui abomine les féodalités et l’archaïsme. Brisons ces chaînes de la captivité. Commençons à zéro ! Nous sommes Kabyles !

P.S. : Les terroristes se trouvent ailleurs, pas en Kabylie. Nous sommes la terre des hommes et des femmes libres.

Ramzi Akkache.

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