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Le combat contre la traîtrise et l’injustice a commencé

Il est impossible de bâtir une Nation, un peuple, un village sur les ruines de la traîtrise et de l’injustice. Certes, la vérité finira toujours par triompher, car le mensonge est éphémère et inconsistant. Tant qu’il y aura des âmes épris de justice, le combat continuera et telle la vérité ; nous triompherons aussi, car c’est l’injustice et la traitrise qui ont enfanté le mensonge.

Le rétablissement de la justice doit d’abord commencer au sein de chaque village kabyle. Il est temps de panser nos vieilles blessures, car elles continuent encore à saigner. Nous avons tous été trahis par une frange de notre société, parfois trahis par nos propres parents et enfants. Le temps est venu de soumettre notre peuple à une catharsis et d’inonder nos villages, nos villes, nos maisons et de noyer nos enfants dans la vase de la vérité. Le silence tue, assassine des innocents, nous rend coupables des injustices et expose notre courage hémiplégique ! Chaque enfant kabyle doit être baigné dans l’eau sacré de la vérité, afin qu’ils puissent tous enfin vivre dans les bras de la liberté. Nous leur devons cela.

Je suis fier d’annoncer que le village Wizran, village martyre certes, Quartier General de l’ALN de 1955 à 1961, va commencer enfin à entreprendre des travaux pour la réparation de ses injustices. Pour que nul n’oublie le sacrifice de ceux qui ont œuvré pour que beaucoup puissent exister. Les injustices ont rarement été commises par l’armée française, mais bien par les nôtres. Après avoir rendu hommage au combat de nos femmes oubliées par l’histoire et par les hommes, oubliées dans les annales de celles qui ont souffertes des pires atrocités de la part des harkis et parfois des hommes mêmes du village. Levez-vous ! La vérité vous interpelle aussi brutale, aussi amère soit elle !

Le village Wizran dédiera une place publique à Mahmoud Bouira, assassiné injustement par l’injustice sous le SILENCE des siens et le village s’inclinera devant sa mémoire et son courage pour avoir sauvé nos femmes de viols collectifs et en série en novembre 1957 par les harkis et pour avoir mis fin au supplice de nos enfants et vieillards. Il fut assassiné lâchement pour avoir sauvé notre village de l’humiliation certaine. La jeunesse de Wizran n’oubliera jamais son sacrifice.

Parlez ! Parlez ! Les paroles de la vérité n’ont pas d’échos ! Le pardon n’est fait que du bruit de mots.

Hmimi O’Vrahem

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