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Le passé oublié de nos hommes politiques de droite

Le passé de certains de nos dirigeants de droite a toujours été connu et apprécié à sa juste valeur.

Il y a quelques années un hebdomadaire retraçait le passé en photo de nos hommes politiques et on voyait Alain Madelin ou Patrick Devedjian armés qui d’une clef à molette et qui d’une barre de fer courir après des militants de gauche. Alain Madelin ou Hervé Novelli revendiquaient avec force d’interview leur engagement de l’époque en le justifiant par la poussée communiste de l’époque et l’ambiance guerre froide qui faisait régner la terreur dans un camp comme dans l’autre…

Ces dirigeants comme Alain Madelin, Gérard Longuet, Hervé Novelli ou Patrick Devedjian qui a une époque revendiquaient leurs liens passés avec des mouvements proches de l’extrême droite cherchent aujourd’hui à le faire oublier.

Hervé Novelli a décidé de porter plainte contre un blog retraçant son passé comme Patrick Devedjian et Alain Madelin ont annoncé qu’ils allé poursuivre Vincent Peillon qui avait évoqué leur passé respectif.

Des personnes comme Julien Dray ou jean luc Melanchon ont revendiqué pareillement leur appartenance aux mouvances de l’extrême gauche alors pourquoi aujourd’hui nos hommes de droite qui ont été des militants actifs d’extrêmes droites dans leur jeunesse le nient ils ?

Il faut dire aussi que leur participation à Occident, ce mouvement ultra nationaliste dont le symbole était la croix celtique a été loin d’être épisodique.

Alain Madelin et Gérard Longuet en ont été membres fondateurs et Hervé Novelli membre actif quand à Patrick Devedjian il faisait parti avec Alain Madelin des commandos qui allaient « casser du gauchiste ».

Car ce mouvement avec nos quatre futurs ministres a été lié à plusieurs actions violentes.

En 1966 ils attaquent la Sorbonne en criant « tuons les communistes » et laissent plusieurs étudiants sur le carreau.

En 1967 ils attaquent plusieurs fois la fac de Nanterre et c’est lors de ces attaques qu’on voit nos futurs ministres vociférant et armés à la poursuite d’étudiants.

A la suite d’une de ces attaques un étudiant de l’UNEF devra subir une trépanation et restera dans le coma plusieurs jours.

Suite à une attaque extrêmement violente à la fac de Rouen en 1967 qui laisse de nombreux étudiants grièvement blessés la police intervient dans le mouvement procédant à une vingtaine d’interpellation dont Alain Madelin et Gérard Longuet. Soupçonné d’être celui qui les a dénoncé à la police Patrick Devedjian est attrapé par des membres d’Occident, torturé dans une baignoire avant de réussir à s’enfuir en passant nu sur les toits et de couper définitivement avec le mouvement qui finira par disparaître peu après laissant ses membres rallier la droite « classique » non gaulliste.

C’est ce passé certes peu glorieux que nos anciens membres d’Occident cherchent à faire oublier aujourd’hui alors qu’ils le revendiquait à l’époque de François Mitterrand quand le mur de Berlin était encore debout.

Mais à l’époque avoir un passé un peu violent ou engagé n’était pas un handicap comme aujourd’hui ou toute phrase qui s’éloigne de la langue de bois est reprise en boucle par les médias et tout homme qui n’est pas lisse et sans aspérité est forcément regardé avec méfiance.

Cette France de l’engagement extrême des années 60/70 a existé et le nier aujourd’hui comme si tout cela n’avait jamais existé est bien dans cet air du temps aseptisé.

En tout cas qu’une part importante de notre classe politique de droite comme de gauche (comme Lionel Jospin longtemps trotskiste par exemple) ait longtemps flirté avec les extrêmes il ne faut pas l’oublier.

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