24 septembre 2020

Quand Arezki Bakir lave plus blanc que blanc

En août 2009, à l’invitation du mouvement de Corsica Libera, nous avions Ferhat Mehenni et moi-même pris part à la manifestation des « journées internationales de Corsica Libera » qui s’était tenu à l’Ile de beauté.

C’était pour nous, une vitrine qui nous était offerte pour faire connaître notre mouvement et la cause qu’il défend. C’était aussi l’occasion de rencontrer des mouvements qui souffrent des mêmes dénis de droits et de liberté.

Un chevalier blanc, défenseur de la République Française, du nom de BAKIR Arezki, nous avait, alors, pris à partie dans des termes d’une extrême gravité, qui pouvaient donner suite à des poursuites judiciaires par l’Etat Français si tant est que les proférations de ce dernier (Arezki Bakir) avaient le moindre crédit.

Car figurez-vous que l’actuel « Président du conseil de la diaspora Kabyle en France », nommé par le non moins Président du GPK, n’a rien trouvé de mieux que de nous accuser d’accointance avec un mouvement qu’il qualifie de terroriste alors que des membres de Corsica Libera sont présents dans des assemblées territoriales de la Corse et même au sein du parlement européen

Pour mémoire, voici des extraits de sa charge contre le MAK via M MEHENNI et moi-même. Je commencerai par sa déclaration fracassante lorsqu’il avait quitté le MAK, qui manque de tact et de courtoisie à l’égard de celui qui vient de le nommer, aujourd’hui, « Président du conseil de la diaspora Kabyle en France ». Voici comment il décrivait les rapports qui prévalent au sein du MAK entre le président d’alors et ses collaborateurs, en ne voyant là que des liens d’allégeance et de soumission au chef

« travailler avec des mecs dont le seul talent est de te lécher les bottes est pour moi quelque chose qui commençait à devenir assez insupportable ».

Pour ce qui est de cette participation à ces journées de Corsica Libera, M BAKIR, en se référant « aux valeurs républicaines », dont il est visiblement le seul à défenseur, envers et contre tous, ne va pas par le dos de la cuillère quand il décrit les présumés rapports qui existent entre le MAK et le mouvement nationaliste Corse

« Or, qu’est-ce que je constate ? Que tu t’affiches avec les nationalistes corses, les armata corsi-cul, et autres groupuscules nationalistes et terroristes »,

toujours en s’adressant au président du MAK. Arezki BAKIR va très loin dans son réquisitoire contre le MAK. A bien analyser ses propos d’alors on peut comprendre jusqu’où il voulait aller. Lisez bien ses propos

« Un symbole de la République, nommé Claude Erignac, ancien préfet de Corse, a été assassiné, dans le dos, par un groupuscule terroriste corse. Cet assassinat n’a jamais été condamné par ton pote Jean-Guy Talamoni. Voir le MAK fraterniser avec ce genre d’organisations était ce que je craignais. Et qui a conduit à mon départ et à celui d’autres militants ».

Seul lui manquait alors, le courage ou la lâcheté de nous désigner, à postériori, comme étant des complices des assassins de Claude ERIGNAC.

Pourquoi revenir sur cet épisode qui caractérise les voltefaces de M ABKIR, ce chevalier blanc de la République ? La raison est toute simple. EN allant sur le blog de ce dernier pour retrouver l’intégralité de cette déclaration, je n’y ai pas trouvé la moindre trace. Bien plus, elle n’existe même plus sur les sites qui l’avaient rendue public en ce temps là.

M BAKIR qui passe le gros de son temps à donner des leçons de morale à Paul et Jacques n’est pas aussi blanc qu’il veut l’être. C’est peut-être pour cette raison qu’il a entrepris de nettoyer son « CV » d’acteur politique pour le rendre plus blanc que blanc et l’amputer de tout ce qui renvoie à sa noirceur.

Finalement, en politique, rien ne vaut pour celui qui ambitionne des responsabilités dans ce domaine que de commencer par effacer toute trace compromettante de son parcours. Dans la culture du FLN et du régime Algérien que nous sommes censés combattre cela s’appelait et s’appelle, encore : La réécriture de l’Histoire, pour ne pas dire sa falsification. Il y a un début à tout, seriez-vous tenté de dire.

A vrai dire le pourfendeur des « lèche-bottes » d’hier avait pour seule raison de le faire le manque de contrepartie en monnaie sonnante et trébuchante pour s’accommoder avec un tel rôle, tant il est vrai qu’à cette période des faits, pour être militant du MAK il n’y avait rien à prendre si ce n’est des coups, avions-nous l’habitude de dire à tous ceux qui voulaient militer pour la dignité et la liberté des Kabyles. Aujourd’hui la donne semble avoir changé. Tout est à prendre et rien à donner. Ou serait-ce aussi que les « lèche-bottes » que fustigeait, hier, notre ami BAKIR se sont mus en lions indomptables. Allez savoir le vrai dans tout cela. Dieu merci !! Par la grâce de M BAKIR il n’y a plus de lèche-bottes autour de son excellence Monsieur le Président.

Plus sérieusement, peu importent les moyens, ce qui compte c’est la fin, ou comme disait l’illustre Machiavel, la fin justifie les moyens.

Par Ahcene Belkacemi, membre fondateur du MAK

Do NOT follow this link or you will be banned from the site!
%d blogueurs aiment cette page :