Régionalisation, Kabylie et drame national

Accorder l’autonomie aux régions pour permettre à la Kabylie de recouvrer ses droits, sa liberté et la dignité de sa spécificité n’est pas fracturer le pays.

C’est fermer une brèche car le pays est déjà fracturé, au bord de l’explosion.

Ne pas le voir est être aveugle. Ne pas le ressentir est être idiot.

C’est difficile, pas évident et probablement dangereux, dans un pays assommé par le régime militaire et la religion.

Mais ne pas avoir confiance en cette voie serait la preuve que les deux communautés n’ont rien à avoir ensemble.

Avoir peur de relever le défi est prouver que la volonté de vivre ensemble n’est que factice.

Et que le ciment qui nous unis est celui de la terreur des militaires et d’un nationalisme qui n’est là que pour garantir les milliards de certains qui se font la semoule sur le dos des naïfs.

L’oranais que je suis propose un autre ciment, beaucoup plus solide, celui de la fraternité des régions et des cultures dans une fédération d’avenir.

Il n’y a de toute façon pas le choix, le volcan a déjà laissé sortir des éruptions en avertissements. Il finira par exploser si on le bouche d’avantage en détournant les yeux du problème.

Cela n’empêche nullement qu’Oran donnera la raclée à La JSK, c’est une autre évidence.

Boumediene Sid Lakhdar

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