23 septembre 2020

Retour au chasseur-cueilleur ?

Au lieu d’encourager les Kabyles à délaisser définitivement leur art de vivre artisanal ancestral et les inciter plutôt à procéder à leur révolution industrielle en développant leur économie par l’adoption de techniques modernes favorisant la production industrielle de masse (ce qui les pousserait à créer leurs propres labels par exemple) ; au lieu de mettre à nu le tribalisme, lequel, de tous temps, a été un frein aux investissements ; au lieu d’apprendre aux Kabyles à s’ouvrir au tourisme, et à embrasser les énergies renouvelables, etc., des voix s’élèvent et demandent à ce que chaque Kabyle aille cultiver sa terre… dans son coin !

« Ce n’est que comme cela que nous allons survivre à la chute du pétrole. »

Un appel à la résurgence du mode de vie primitif « chasseur-cueilleur » !

Une incitation à conserver les premières méthodes de subsistance de l’espèce humaine. Un retour à l’âge de pierre. Au-delà de la stupidité du recours à ces mœurs archaïques, que faire avec ces Kabyles qui ne possèdent pas de terres ? Est-ce que les sols arables kabyles sont en mesure de satisfaire et nourrir toutes les bouches ? Qu’en-est-il des semences ? Ces terres censées être dans “l’indivisibilité”, sans compter le sang qu’elles risquent de faire couler entre « Tadartois », on en parle ? Normalement, avant que ces gens aient l’audace de proposer quoi que ce soit, il faudrait déjà qu’ils puissent recourir à un dispositif de recensement, antérieurement établi, des ressources et richesses naturelles dont dispose la Kabylie. Chose qu’ils n’ont jamais faite.

La Suisse, l’Allemagne, la Chine, le Japon et autres pays développés, n’ont jamais eu de pétrole… et pourtant, ils nous ont dépassés. Grâce à quoi ? Grâce à L’UNIFICATION de leur peuple autour d’un bien collectif sacré : la nation, et non pas la tribu.

Grâce au savoir, et surtout, grâce à la science !

Si Henry Ford était resté dans son coin à cultiver sa terre, il n’y aurait jamais eu la FORD T.
Si les Dubaïotes voulaient faire comme les Kabyles – ne vivre que comme leurs ancêtres – ils n’auraient jamais transformé un désert en un paradis surmonté de gratte-ciels.

Saoudien, photo prise en 1932

On ne crée pas de nation forte en restant chacun dans son coin, mais en créant une union susceptible de concentrer des synergies de groupes, en se partageant les tâches, en évoluant, en cherchant constamment la perfection, et en adoptant les dernières technologies et évolutions scientifiques !

Désolé, mais je trouve drôle que des individus qui ont passé toute leur vie à Paris, voyageant en classe A, paradant toujours insolemment avec un verre de whisky à la main, en viennent à demander aux Kabyles de rester d’éternels fellahs.

D.K.

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