11 juillet 2020

Réunissons-nous pour retrouver la paix en Kabylie

La Kabylie nous tient tous à cœur, et à moins de détourner la tête de la réalité actuelle, nous sommes en train de baisser les bras sur tous les fléaux gangrenant notre beau pays. Je ne vais pas revenir sur l’absence, l’irresponsabilité, le mépris que l’état affiche vis-à-vis de la Kabylie. Je me dois d’être honnête et de dire que ce n’est pas seulement à l’égard de la Kabylie, mais de toute l’Algérie. Si j’insiste sur la Kabylie, c’est parce que nous symbolisons le combat, la résistance contre l’absolutisme. Il est important ici de souligner que nous ne pouvons pas combattre ou remplacer un absolutisme par un autre.

Les événements récents d’Azazga ont clairement démontré le malaise dans lequel s’engouffre la Kabylie. Ce n’est pas nouveau, mais cela devient maintenant une norme à travers toute la Kabylie. La jeunesse kabyle ne veut plus s’impliquer dans la révolte citoyenne et refuse d’être téléguidée comme des jouets électriques. Le Printemps Noir a laissé des cicatrices indélébiles sur la population kabyle. Or, ces cicatrices n’ont jamais été soignées et la confiance n’est jamais revenue en Kabylie. Cela fait maintenant plus de 16 ans que la Kabylie n’a pas ouvertement connu une contestation populaire contre les maux dont elle est affligée.

La naïveté politique du MAK et sa vision absolutiste ont joué un rôle prépondérant dans le morcellement de la Kabylie. Cette naïveté a été exploitée par le gouvernement central qui a même l’audace de présenter le MAK comme un danger plus menaçant que l’intégrisme et le terrorisme. Nous avons le devoir de rassurer nos citoyens et principalement notre jeunesse sur le terrain et aussi notre communauté à l’étranger. Il faudrait que cela soit clair que nous ne pouvons plus et que nous n’accepterons plus que les actions en Kabylie soient commanditées à partir des comptoirs de bars à Paris.

Nous devons mettre un dispositif qui puisse nous permettre de réunir notre communauté aussi bien à Paris qu’en Kabylie. Nous devons absolument regagner la confiance de notre peuple et principalement notre jeunesse qui ne veut plus être impliquée surtout manipulée. Et nous ne pouvons faire cela qu’en opérant à visage découvert. Il faut éradiquer la peur et la suspicion dans nos rangs.

Je suggère une réunion dans les prochaines semaines à Paris pour instaurer la paix parmi tous nos militants. D’autres réunions se tiendront aussi un peu partout en Kabylie dès la rentrée. Nous devons affronter le gouvernement algérien sur son incapacité à gérer un pays, de laisser un patrimoine à l’abandon et de le mettre devant ses responsabilités. Nous ne demandons plus nos droits, nous les exigeons. Nous l’affronterons sans peur, car il est évident que ce gouvernement met en danger non seulement la Kabylie, mais toute l’Algérie.

J’appelle à la volonté et au patriotisme de tous! Vous serez tous prévenus à travers Facebook et ce site dans les prochaines semaines.

Ferhat Mehenni a déclaré :

« Nous n’avons pas le droit de laisser faire ceux qui tentent de mobiliser la Kabylie pour toute autre cause que son indépendance »

Déclaration que je trouve indigne et suspicieuse. Je vous laisse tirer vos propres conclusions.

Hmimi O’Vrahem