19 septembre 2020

Mohand Issad « les martyrs du printemps noir sont des victimes de guerre »

Le président de la commission sensée faire la lumière sur les assassinats des manifestants kabyles lors du printemps noir 2001-2003, M Mohand Issad a déclaré à l’AFP que

« Le rapport que j’ai rédigé et remis au président de la République n’a eu aucune suite. Il est toujours dans un tiroir ».

Ainsi il révèle tout le mépris du président Bouteflika et de ses mentors militaires qu’ils ont à l’égard des 128 morts et des milliers de blessés de Kabylie.

Le même document qui confirme que les événements du printemps noir équivalent à une situation de guerre de par les munitions et les armes utilisées, et par l’intention délibérée de tuer comme en témoigne le rapport :

« Les cadavres montrent une prépondérance des impacts sur la tête, le cou et la moitié supérieure du thorax. Il y a beaucoup moins d’impacts abdominaux ou thoraco-abdominaux ».

Et qui précise que « La répartition de ces localisations paraît difficilement imputable au hasard statistique. »

Pour le professeur Issad toujours cité par l’AFP :

« Ce n’est pas les gendarmes, les responsables sont ailleurs. Moi, je cible ceux qui n’ont pas donné l’ordre de cessez-le feu, ceux qui ne sont pas partis en Kabylie calmer le jeu ».

il vise en premier le président de la république Bouteflika qui à l’époque déclarait que lui aussi pouvait faire du grabuge et plus fort encore que les manifestants.

En attendant la justice n’est pas rendue pour toutes les victimes des assassins en uniformes de la gendarmerie nationale algérienne.

Lire le rapport Issad

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