Saint Gélase Ier est à l’origine de la Chandeleur

49e Pape (de 492 à 496)

Une petite mise au point au sujet de la saint Valentin qui n’a rien à voir avec Gélase, sinon la fête des amoureux s’appellerait « la saint Gélase ». La Saint Gélase est célébrée tous les 21 Novembre et non le 14 février qui est le jour de la saint Valentin.

Saint-Gélase 1er, 49e pape, est né en Kabylie.
Il ne fut Pape que durant quatre années, mais ses enseignements sur le péché originel, sur la double nature, humaine et divine, du Verbe et sur la primauté du Siège Apostolique ont marqué dans l’histoire de l’Église.
Une vingtaine de lettres authentiques, un sacramentaire qui regroupe les formules liturgiques de l’Église latine, un traité des deux natures en Jésus-Christ et une soixantaine de  » canons  » sont l’œuvre qu’il nous laisse.
Le Pape Gélase 1er interdit les fêtes « Lupercales » en 496, fêtes romaines de printemps consacrées au dieu Pan, dieu des bergers d’Arcadie et les remplaça par la Chandeleur qui est effectivement une fête chrétienne qui trouve son origine dans la fête des relevailles. 40 jours après la naissance de son enfant, les hébreux fêtaient les relevailles de la femme par une cérémonie de purification. Dans la religion catholique la Chandeleur est le jour de la présentation de Jésus au temple, 40 jours après Noël, jour de sa naissance.

Cette christianisation de la Chandeleur se fait en 472, lorsque le pape Gélase organise des processions aux chandelles qui symbolisent « Jésus lumière d’Israël ». Les cierges sont bénis le jour de la Chandeleur en signe de purification. Durant des siècles, la Chandeleur était symbolisée par les chandelles et les crêpes. Aujourd’hui il reste surtout les crêpes !

Gélase fait carrière dans le clergé de Rome et devient même le conseiller, d’ailleurs écouté, du Pape Félix III.
Il lui succède sur la chaise de Saint Pierre le 1er Mars 492. Le début de la renaissance du droit canonique peut être fixé à l’élection de Saint-Gélase 1er.

Dès les premiers temps de son pontificat, il manifeste la haute conscience qu’il a de ses droits et de ses devoirs.
Sa prudence et sa fermeté dans le gouvernement de l’Église, son activité de théologien et d’écrivain, le font remarquer entre tous ses prédécesseurs de la seconde moitié du VIe siècle, et ses mérites font évoquer Saint-Léon 1er le Grand (461).

De Tertullien, il a le goût de la controverse et aussi les talents, la verve et la vigueur. Il est intraitable par devoir et par nature.
Gélase affirme avec noblesse les droits du pouvoir spirituel dans une lettre à Anastase, empereur de Byzance : « il y a, auguste empereur, deux pouvoirs principaux pour régir le monde : l’autorité sainte des pontifs et la puissance royale.
Des deux, celle des Prêtres est d’autant plus importante qu’ils doivent, dans le Jugement Divin, rendre compte au Seigneur des rois eux-mêmes ».

C’est ainsi que Gélase Ier rétablit l’ascendant du Pape devant l’autorité des empereurs, non seulement dans son temps, mais aussi pour les siècles à venir.
À la différence de Saint-Léon, il ne parle pas d’union des pouvoirs, et la pensée gélasienne s’explique sans doute par la personnalité de son auteur.
Il n’a donc rien à voir avec la fête des amoureux, contraire à saint Valentin.

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